Notre équipe
ENSEIGNANTS REFERENTS
Véronique et Jean-Luc LESUEUR sont les enseignants référents à la base de la création de l'association.
Véronique LESUEUR

Véronique LESUEUR — 4ème Duan de Tai Chi Chuan & 5ème Duan de Lutte Chinoise
"Transmission de génération en génération"
Présentation de Véronique
PRESENTATION DE VERONIQUE LESUEUR
Véronique — 4ème Duan de Tai Chi Chuan & 5ème Duan de Lutte Chinoise
"Transmission de génération en génération"
Il y a des parcours qui ressemblent à des rivières. Ils prennent leur source dans l'enfance, s'élargissent au fil des rencontres, traversent des pays, des cultures, des disciplines — et finissent par irriguer tout ce qu'ils touchent. Le parcours de Véronique est de ceux-là.
Originaire de Doué-la-Fontaine, en Maine-et-Loire, enfant active et sportive, elle grandit entre la gymnastique et l'athlétisme. À 14 ans, elle pousse pour la première fois la porte d'un dojo de judo. Elle y trouve ce qu'elle cherchait sans le savoir : une discipline qui la canalise, la structure, et lui révèle une force intérieure qu'elle ne soupçonnait pas. À 17 ans, elle est ceinture noire.
Ce n'est pas une arrivée. C'est un départ.
Les étés qui changent tout : la rencontre avec Jean-Luc Lesueur
Chaque été, Véronique suit son professeur de judo dans les stages qu'il organise en province. C'est lors de l'un d'eux qu'elle croise pour la première fois Jean-Luc — celui qui deviendra son compagnon de route, de vie et de discipline pendant des décennies.
Jean-Luc commence alors le Qi Gong. Véronique le suit. En parallèle, elle s'initie avec le Maître chinois Yang Jwing Ming au Tai Chi — mais pas n'importe lequel. Un Tai Chi martial, enraciné dans les arts du combat, qui rejoint et prolonge tout ce qu'elle a appris sur les tatamis. Ce pont entre douceur et efficacité, entre fluidité et puissance — il ne la quittera plus.
Le Japon, 1984 : une pionnière parmi les guerriers
En 1984, Véronique prend un avion pour le Japon. Elle va y pratiquer le Tai Ki Ken avec le légendaire Kenichi Sawai — fondateur de cette discipline et figure tutélaire des arts martiaux internes japonais.
Ce qui se passe là-bas est exceptionnel, et mérite d'être dit clairement : Véronique est la seule femme autorisée dans ses stages. La seule à combattre à mains nues dans cet espace habituellement réservé aux hommes. Elle y passe également son 3ème Dan de Judo lors de ses différents séjours.
Cette expérience ne forge pas seulement une technicienne. Elle forge une femme qui sait ce que signifie s'imposer par le talent, la rigueur et le respect — dans un univers qui ne lui a pas tout donné d'emblée.
La Chine, 1990 : la révélation du Da Cheng Chuan
Six ans après le Japon, c'est la Chine qui l'appelle. En 1990, Véronique y découvre le Da Cheng Chuan, relié au Yi Chuan — une pratique qu'elle décrit avec des mots qui en disent long sur ce qu'elle y a vécu :
"C'était très nouveau. Et très difficile."
Quatre mots. Mais derrière eux, une révélation : là où le judo de ses débuts était musculaire, le Da Cheng Chuan est un travail de flexibilité, de déséquilibres, de sensations. Une invitation à écouter son corps plutôt qu'à le forcer. À lâcher prise tout en restant actif — avec ce qu'elle appelle magnifiquement "la vivacité du félin".
Ce voyage en Chine transforme définitivement sa vision des arts martiaux. Ce n'est plus une affaire de force. C'est une affaire d'intelligence du corps.
Co-fondatrice du club : bâtir pour exister librement
Dans les années 2000, Véronique enseigne le Tai Chi à Magnanville, puis à Mantes. Jean-Luc, de son côté, souhaite développer des cours de lutte chinoise pour enfants et adultes.
Pour obtenir des salles correctes à Mantes et signer une charte avec l'Agora, il faut une structure officielle. Mais il y a une raison plus profonde encore à la création de l'association : en tant que jeunes professeurs, ils ont trop souvent subi les aléas des clubs dépendants de dirigeants changeants.
"Nous avons décidé de créer notre propre association pour pouvoir exister librement, sans dépendre de personne."
En 2003, l'association est fondée — d'abord sous le nom d'Arts Martiaux Chinois de Mantes-la-Jolie, avant d'évoluer vers Arts Martiaux Chinois du Mantois. Une liberté chèrement gagnée, jalousement préservée.
Professeure, tutrice, pilier
Dès l'âge de 20 ans, Véronique enseigne dans plusieurs clubs de la région parisienne. Elle passe son Brevet d'État puis un Brevet Professionnel via la fédération, en Tai Chi et en Yi Quan — faisant de l'enseignement non plus une passion parallèle, mais son métier, sa vocation, son identité.
Aujourd'hui 4ème Duan de Tai Chi Chuan et 5ème Duan de Lutte Chinoise, elle est l'une des praticiennes les plus titrées et les plus expérimentées de notre association. Mais ce qui la définit autant que ses grades, c'est sa manière d'enseigner : généreuse, précise, sans rétention de savoir.
C'est cette générosité qu'Isabelle évoque avec émotion lorsqu'elle parle de Véronique — celle qui a répondu à toutes ses questions quand d'autres lui demandaient de chercher seule indéfiniment. Celle qui l'a accompagnée, soutenue, et convaincue qu'elle pouvait elle aussi enseigner.
"Elle partage volontiers tout son savoir." Quatre mots qui, dans le monde des arts martiaux, valent toutes les médailles.
Les valeurs qui fondent tout
Si Véronique devait résumer en quelques mots ce que notre association incarne, elle choisirait cinq valeurs : bien-être, loyauté, respect, non-jugement, et le collectif.
Cinq valeurs qui ne sont pas des slogans. Ce sont des pratiques quotidiennes, visibles dans chaque cours, chaque échange, chaque accueil d'un nouveau membre.
L'esprit du club, elle le résume avec une image simple et chaleureuse :
"C'est un peu comme une famille chaleureuse où chacun y trouve sa place et une solution de bien-être."
Et pour l'avenir ? Elle souhaite que le club continue d'évoluer dans ce même état d'esprit — avec la même convivialité, le même professionnalisme dans l'enseignement de disciplines ancestrales, la même capacité à accueillir grands maîtres chinois et japonais, et à organiser des événements qui rayonnent bien au-delà des frontières du Mantois.
"Transmission de génération en génération"
Cette phrase que Véronique choisit pour conclure son interview n'est pas une formule. C'est un testament vivant.
Véronique a reçu d'immenses maîtres — au Japon, en Chine, sur les tatamis français. Elle a tout absorbé, tout questionné, tout digéré. Et depuis plus de trois décennies, elle redonne — sans compter, sans retenir, sans hiérarchiser.
Avec Véronique, vous ne rejoignez pas seulement un club. Vous entrez dans une chaîne humaine qui remonte à des siècles de sagesse martiale — et qui se prolonge, grâce à elle, vers les générations qui viennent.
Véronique co-fonde notre association en 2003 avec Jean-Luc Lesueur. 4ème Duan de Tai Chi Chuan — 5ème Duan de Lutte Chinoise — 3ème Dan de Judo — Brevetée d'État et Brevet Professionnel en Tai Chi et Yi Quan — Formée au Japon auprès de Maître Kenichi Sawai et en Chine auprès des grands Maîtres du Da Cheng Chuan et Yi Chuan.
Jean-Luc LESUEUR

Jean-Luc LESUEUR a commencé les ARTS MARTIAUX à l’âge de 11 ans avec pour premier Maître et professeur Michel BENARD. Afin de se perfectionner en Judo, Jean-Luc s’entraîne à l’INSEP (Institut National des Sports et de l’Education Physique), mais aussi dans d’autres DOJO.
En 1980, il obtient le diplôme d’état (option Judo).
En 1981, il débute la pratique du Qi Gong de l’envol de la Grue avec le Maître Julien ZHU.
De 1980 à 1984, il enseigne le Judo et le Ju-Jutsu.
En 1984, Jean-Luc arrive à Tokyo et s’inscrit au KODOKAN pour le Judo. En parallèle il prend contact avec le célèbre Kenichi SAWAI, fondateur de l'école de Tai Ki Ken, et est accepté dans son école.
En 1987, il reçoit de Maître SAWAI la licence d’enseignement et le titre de RENSHI. Celui-ci lui demande alors de le représenter en France et d’y développer le Tai Ki Ken.
A la mort de Maître SAWAI, Jean-Luc LESUEUR entreprend des recherches en Chine, aux origines du Tai Ki Ken. Il se tourne alors vers le Yi Chuan, fondé par Maître WANG Xiang-Zhai.
En 1990 et 1992, Jean-Luc suit l’enseignement de WANG Xuan Jie.
En 1995, Jean-Luc rencontre LI Jianyu en France, sur les conseils de Maïtre Seiji SATO. Il deviendra disciple de Maître LI et son successeur pour l'Europe.
En 1997 et 1998, Jean-Luc et LI Jianyu rendent visite, à Pekin, au grand maître WANG Yu-Fang (fille de WANG Xiang-Zhai). Émerveillé, Jean-Luc invite WANG Yu-Fang en France pour animer une série de stages en 1999-2000.
En 1998, Jean-Luc rencontre le roi de la lutte chinoise, Maître WANG Wenyong. Il deviendra également son disciple et successeur pour l'Europe. Jean-Luc fera venir en France et en Europe Maître WANG Wenyong pour de nombreux stages.
Jean-Luc suit également l'enseignement en Bagua Zhang et Xing Yi Chuan de Maître LIU Jingru, dont il est le disciple.
Jean-Luc LESUEUR a été champion d’Europe en Tuishou et 2 fois 2ème aux championnat du monde de Sambo. Une centaine de victoires en Shuai Jiao en Chine et quelques défaites. Il a formé de nombreux champions de France en Shuai Jiao, Tuishou, Yi Quan, Sambo. 4 Coupes du Monde ont été remportées par ses élèves en Shuai Jiao et Tuishou. 8 titres de champion d’Europe en Shuai Jiao. 8 titres de champion d’Europe en Tuishou (TCFE et Fédération Kuoshu).
Jean-Luc est membre du Collège Technique en Yi quan au sein de la Fédération Française des Arts Energétiques et Martiaux Chinois. Il contribue à la définition des critères d’examens pour les diplômes d'enseignants et pour les grades en Yi Quan (Da Cheng Quan, Tai ki ken) et Shuai Jiao.
Pour les aspects énergétiques et santé, Jean-Luc enseigne le Qi Gong de l’envol de la Grue de Maître ZHU Ji Fei. Il enseigne également le Yang Sheng Gong (entretien de la santé), étudié à Pékin auprès des Maîtres WANG Yu-Fang et LI Jianyu. Jean-Luc a reçu également une licence d’enseignement du maître WU Xiu Qing pour le Tai Chi Chen, étudié à Chenjiagou.
Complément
De 1984 à 1995, Jean-Luc effectue de nombreux séjours au Japon. Maître Kenichi SAWAI lui accorde le privilège exceptionnel de pouvoir s’entraîner chez la plupart des professeurs de Tai Ki Ken afin d’acquérir une vision plus large de la discipline (la plupart des autres pratiquants japonais n’ont pas eu cette opportunité). Durant cette période, il s’exerce aux techniques particulières du Tai Ki Ken sous la direction des principaux leaders et des « brothers students » (étudiants frères) : SATO Yoshimishi, SAWAI Akio, IWAMA Norimasa, SHIMADA Michio, KASHIMURA Hideo , AMANO Masaki, SATO Seiji, KUBO Isato, SAITO Akira, FURUKAWA, UCHIMURA, etc.
Sans renier le Tai Ki Ken, Maître SATO Seiji a joué un rôle important dans le développement du Yi Quan au Japon : il est le premier à avoir développé l’enseignement de la famille YAO. Dès 1984, il diffuse des documents sur le I Ken (nom japonais du Yi Quan) et sur le Tai Ki Ken (nom japonais donné par Me SAWAI au Da Cheng Quan). Le nom interne utilisé sur les menkyo (certificats) est celui de Tai Ki Shi Sei Kempo. Le mot kempo signifie boxe chinoise en japonais. SATO Seiji est donc à l’origine de tout un mouvement d’intérêt pour les pratiques du Yi Quan au sein du courant Tai Ki Ken. Il a entraîné dans sa mouvance la nouvelle génération de professeurs. C’est ainsi que Jean-Luc LESUEUR a étudié à l’époque le Yi Quan. Ces deux enseignements ont été pour lui une source de richesse inestimable car l’expérience de maître SAWAI a replacé les applications du Yi Quan dans un autre contexte tout en gardant son essence.
En 1995, lors d’une séance d’entraînement avec SATO Seiji, celui-ci lui conseille de rencontrer le grand maître LI Jianyu car sa forme de travail et sa manière de bouger sont proches de celles de Kenichi SAWAI. Quelques mois plus tard, à l’invitation de Shigeru UEMURA, LI Jianyu était en France. Depuis cette date il a effectué de nombreux séminaires sur le territoire français dont la plupart ont été organisés par les associations FUDOSHIN & ANYDA dont Véronique LESUEUR est la présidente.
ENSEIGNANTS et ADHERENTS
Christine CLERMONTE

Christine CLERMONTE — 4ème Dan de Judo & Professeure de Tai Chi Chuan et Qi Gong
"Faire ce que l'on peut avec le corps que l'on a"
Complément
Christine — 4ème Dan de Judo & Professeure de Tai Chi Chuan et Qi Gong
"Faire ce que l'on peut avec le corps que l'on a"
Il y a des histoires qui commencent par un refus. Celle de Christine commence par celui de sa mère — qui, quand Christine était enfant et rêvait de judo, lui ferme la porte. Pas par manque d'amour. Par inquiétude, peut-être. Par ce réflexe protecteur que les parents connaissent bien.
Mais Christine, elle, n'oublie pas. Elle attend. Et dès ses 18 ans, elle pousse enfin cette porte que l'on avait voulu garder fermée.
Ce qu'elle y trouve, elle ne le quittera plus pendant 21 ans.
Une vie martiale forgée dans la persévérance
Ce qui rend le parcours de Christine exceptionnel, c'est ce qu'il dit sur sa force de caractère. Car Christine pratique et excelle dans les arts martiaux alors même qu'une maladie orpheline affecte progressivement son corps. Elle ne se plaint pas. Elle ne s'arrête pas. Elle adapte. Elle continue.
En judo, elle atteint le 4ème Dan et devient enseignante. Vingt et un ans de tatami, de chutes, de relevés — au sens propre comme au sens figuré. Elle y apprend ce que peu enseignent vraiment : que la vraie résilience n'est pas d'ignorer ses limites, mais de travailler avec elles, intelligemment, patiemment, avec dignité.
En 1996, elle met le judo entre parenthèses. Mais s'arrêter complètement ? Ce n'est pas dans sa nature. Elle s'initie à l'Aïkido pendant cinq ans — cette discipline de l'harmonie et du mouvement circulaire qui lui ouvre de nouvelles perspectives sur le rapport à l'autre et à la force.
Du Ju-Jitsu au Tai Chi : un chemin vers l'intérieur
En 2008, Christine entre dans le monde du Ju-Jitsu — art martial japonais ancestral qui mêle projections, clés et frappes. Elle y consacre onze ans et y obtient son 3ème Dan. Mais le corps parle. Il envoie des signaux. Et Christine, qui a appris à l'écouter mieux que quiconque, l'entend.
"Je commençais à m’user ! "
Ce n'est pas une capitulation. C'est une sagesse. Car Christine possède quelque chose que seules les années de pratique donnent : des bases martiales profondes et solides, sur lesquelles elle peut maintenant bâtir autre chose.
En 2011, elle découvre le Tai Chi. Et quelque chose se pose en elle.
"C'est une suite plus calme et adaptée."
Là où les arts martiaux de sa jeunesse sollicitaient la force et la rapidité, le Tai Chi lui offre la fluidité, la lenteur consciente, la profondeur du geste. Un nouveau territoire à explorer — avec la même exigence, mais une nouvelle douceur.
La rencontre avec Jean-Luc et Véronique : deux modèles, deux lumières
Dans ce nouveau chapitre de sa vie martiale, deux figures s'imposent comme des repères absolus.
Jean-Luc Lesueur — notre Maître fondateur — qu'elle décrit avec une formule saisissante de justesse : "C'est le maître, c'est la force, qui cherche à transmettre son savoir." Une force au service de la transmission. Pas de l'ego. Pas du spectacle. Du don.
Véronique Lesueur — qu'elle décrit avec une tendresse non moins éloquente : "Elle m'inspire par son calme et sa douceur. Elle sait transmettre sans brusquer." Une douceur qui n'est pas faiblesse, mais maîtrise accomplie.
Ces deux modèles complémentaires — la force et la douceur, la puissance et la sérénité — nourrissent encore aujourd'hui la manière dont Christine enseigne.
En 2018, elle valide son CQP Tai Chi — certification professionnelle qui officialise ce qu'elle incarne déjà naturellement : une enseignante complète, formée dans la rigueur, capable d'adapter son enseignement à tous les corps et à toutes les histoires.
Sa philosophie : le corps tel qu'il est, pas tel qu'on voudrait qu'il soit
Si Christine devait résumer en une phrase toute sa vision des arts martiaux et de la vie, ce serait celle-là :
"Faire ce que l'on peut avec le corps que l'on a."
Dans cette phrase courte et dense réside toute une philosophie — celle de l'acceptation lucide, de l'adaptation créatrice et de la persévérance humble. Pas de comparaison avec l'autre. Pas d'idéal inaccessible. Juste la vérité de ce que l'on est, aujourd'hui, et la volonté de s'y épanouir pleinement.
Christine ne prêche pas cette philosophie. Elle la vit depuis ses 18 ans. Et c'est précisément pour cela qu'elle peut la transmettre avec une authenticité que personne ne peut simuler.
Ce que le Tai Chi et le Qi Gong apportent à tous
Christine distingue avec précision les bienfaits de ses deux disciplines de prédilection — et sa clarté pédagogique dit beaucoup sur la qualité de son enseignement.
Le Tai Chi : accessible à tout âge, praticable debout ou assis. Il travaille l'équilibre, la mémoire, la coordination et la présence au corps. Une pratique qui parle autant aux jeunes qu'aux seniors, autant aux bien-portants qu'à ceux qui traversent des épreuves physiques.
Le Qi Gong : lui aussi accessible à tous, debout ou assis. Il agit en profondeur sur les articulations, l'équilibre intérieur, le souffle, le calme et la santé globale. Une discipline qui réconcilie le corps et l'esprit dans un même mouvement.
Deux pratiques qui, entre les mains de Christine, deviennent des outils de transformation douce — accessibles à ceux qui ne se croiraient jamais capables de pratiquer un art martial.
Une passerelle entre les gens et les disciplines
Ce dont Christine est le plus fière dans notre association, ce n'est pas un grade ou un titre. C'est quelque chose de bien plus rare et de bien plus précieux : servir de passerelle.
Passerelle entre les disciplines — elle qui a traversé le judo, l'aïkido, le ju-jitsu et le Tai Chi, et qui sait mieux que quiconque que chaque pratique enrichit la suivante.
Passerelle entre les gens — car pour Christine, les arts martiaux ont ce pouvoir unique de créer du lien sans discrimination. Pas de religion. Pas de couleur. Pas de parti. Sur le tatami, ce qui compte, c'est la présence, le respect, et l'envie de progresser ensemble.
"Cela resserre les relations. Cela permet un équilibre du corps et de l'esprit. Ce club permet de fédérer."
Dans un monde qui divise, qui classe, qui compare — Christine voit dans notre association un espace rare où l'on apprend à se retrouver.
Son message à ceux qui hésitent
Comme Isabelle avant elle, Christine n'a pas besoin de longues démonstrations pour convaincre. Elle a une formule simple, directe, et terriblement efficace :
"Essayez, goûtez, et jugez par vous-même !"
Derrière ces quelques mots se cache une invitation sincère, née d'une vie entière de pratique. Christine sait que les mots ne remplaceront jamais l'expérience. Que le meilleur argument pour les arts martiaux, c'est de les vivre — même une seule fois, même pendant une seule séance.
Et elle sait aussi, avec la certitude de celle qui est passée par là, que ceux qui essaient reviennent.
"C'est un plaisir !"
Trois mots que Christine choisit pour résumer sa relation à notre association. Pas de grande déclaration. Pas de discours philosophique. Juste cette joie simple, quotidienne, authentique — celle d'une femme qui a choisi de faire de sa vie martiale un chemin de plaisir autant que d'exigence.
Avec Christine, chaque cours est une invitation à se retrouver soi-même — dans la douceur, la bienveillance et la précision du geste juste.
Christine enseigne au sein de notre association. 4ème Dan de Judo — 3ème Dan de Ju-Jitsu — Titulaire du CQP Tai Chi (2018) — Praticienne et enseignante de Tai Chi Chuan et Qi Gong — Plus de 50 ans de pratique martiale.
Hicham BENDOUCH— Ceinture Noire 3ème Dan & Multiple Champion de France
"Tout seul on y arrive, mais ensemble on va plus loin et plus vite"
Complément
Hicham — Ceinture Noire 3ème Dan & Multiple Champion de France
"Tout seul on y arrive, mais ensemble on va plus loin et plus vite"
Il y a des rencontres qui arrivent au bon moment. Celle d'Hicham avec notre club, en 2004, en est la preuve parfaite. Un jeune homme qui rentre de son service militaire, le week-end libre, qui pousse la porte d'une salle de Mantes presque par hasard — et qui ne repartira plus jamais vraiment.
Vingt ans plus tard, ceinture noire 3ème Dan, multiple Champion de France, responsable des entraînements de trois clubs (Mantes la Jolie, Crespières et Orgeval) Hicham est l'une des figures les plus attachantes et les plus complètes de notre association. Celle d'un homme formé par la rigueur, nourri par la joie, et animé par une conviction profonde : les arts martiaux ne sont pas une affaire de combat. Ils sont une affaire de vie.
Du handball au Kung Fu : un chemin inattendu
Hicham commence par le handball, en classe spéciale au collège. Le sport de collectif, l'énergie du groupe, la compétition — c'est son monde. Mais la filière s'arrête au lycée. Il se tourne alors vers le taekwondo, pendant deux ans, jusqu'à ce que ses parents posent leur veto : trop de coups, trop de risques. Il arrête.
Quelques années passent. Le service militaire. Et puis, en 2004, le week-end, il découvre le club de Jean-Luc à Mantes.
Ce qu'il y trouve le sidère. Ce n'est pas du tout ce qu'il imaginait :
"Je découvrais un monde si différent de celui que je connaissais — la boxe, le combat pieds et mains. Là, je découvrais le travail de la saisie, de la projection, le travail postural pour ne pas se faire mal et être plus efficace. Je ne pensais pas qu'on pouvait travailler tout cela."
Jean-Luc prend le temps. Une demi-heure à répéter des centaines de fois les mêmes gestes. Une demi-heure d'entraînement et de combats. La répétition comme chemin vers la maîtrise. Hicham adore cela. Il s'entraîne de plus en plus, s'essaie aussi au Judo — que Jean-Luc enseigne en complément — et ne s'arrête plus.
2009 : le tournant du bénévolat et de la transmission
En 2009, Hicham franchit un cap décisif. Ce n'est plus seulement pratiquer qui l'anime — c'est accompagner, transmettre, construire. Il commence à faire du bénévolat aux côtés de Jean-Luc, à l'assister dans les entraînements.
La confiance grandit. Les responsabilités aussi. Jean-Luc lui délègue progressivement la gestion des entraînements des clubs de Mantes, Crespières et Orgeval. Trois sites. Trois communautés de pratiquants. Une confiance immense accordée à un homme qui la mérite.
Entre-temps, Hicham se forme également au Yi Quan avec Jean-Luc — cette discipline interne qui développe la mobilité, l'intention et la puissance sans effort — et enchaîne les compétitions. Les titres de Champion de France viennent récompenser des années d'un travail acharné, discret, méthodique.
2013 : la Chine, et la révélation d'une culture vivante
En 2013, Hicham part en Chine pour un stage exceptionnel. Il y rencontre Maître Wang Enyong, qui l'accueille chez lui et lui ouvre les portes d'un monde qu'il n'imaginait pas.
Dans les parcs, tôt le matin, petits et grands se retrouvent pour pratiquer. Des petits combats s'organisaient çà et là naturellement, dans une ambiance bienveillante puis, se prolongent jusque dans les galeries marchandes ! Ce n'est pas une compétition. Ce n'est pas un spectacle ! C’est la vie !
« Ce qui m'a frappé, c'est la joie qu’apporte ce sport comme art de vivre : le plaisir d'être ensemble. »
Ce voyage transforme profondément sa vision du Kung Fu : un espace où l'âge, le niveau et les différences s'effacent. Où l'on se retrouve simplement pour pratiquer, partager, et se sentir vivant. Une leçon qu’il tente de transmettre chaque jour dans notre club."
Enseigner à tous les âges : la famille comme modèle
Ce qui distingue Hicham comme enseignant, c'est sa capacité à trouver ce qui unit des pratiquants très différents — en particulier les enfants, qui arrivent chacun avec leur histoire, leurs forces, leurs difficultés.
"Les enfants sont tous différents. Il faut trouver quelque chose qui puisse les unir, pour pouvoir les faire coopérer.
Le Kung Fu, c'est comme une grande famille où il faut faire connaissance de l'autre, se challenger, se respecter — pour pouvoir se mettre sur la même longueur d'ondes."
Cette métaphore de la famille, Hicham la vit au quotidien. Elle résume ce que le club représente pour lui : un espace convivial où la confiance se construit dans le respect mutuel, où le plaisir est le premier moteur, et où chacun — quel que soit son niveau, son âge, son parcours — trouve sa place.
Ses valeurs : plaisir, confiance, et soin de soi
Si Hicham devait résumer l'esprit du club en quelques mots, il choisirait plaisir et confiance — deux valeurs qui peuvent sembler simples, mais qui sont en réalité les plus difficiles à cultiver sur la durée.
Et sur le rôle du Kung Fu dans la société, il est clair :
"Prendre soin de soi. Se sentir mieux."
Pas de grande déclaration. Pas de discours philosophique. Une vérité simple, incarnée, quotidienne. Dans un monde qui use les corps et les esprits, apprendre à prendre soin de soi — par le mouvement, la posture, la présence — est peut-être l'acte le plus révolutionnaire qui soit.
Sa vision : rassembler au-delà du club
Pour l'avenir, Hicham a une ambition claire et généreuse : organiser des événements inter-communaux autour de Mantes — pour que les arts martiaux débordent des salles, touchent les quartiers, rassemblent les familles, créent du lien là où il manque parfois.
Parce qu'Hicham l'a vu de ses propres yeux, dans un parc de Pékin un matin de 2013 : quand le Kung Fu entre dans la vie d'une communauté, il ne la renforce pas seulement physiquement. Il la rassemble.
"Tout seul on y arrive, mais ensemble on va plus loin et plus vite"
Cette citation qu'Hicham choisit pour résumer sa relation au club dit tout de ce qu'il est. Ni solitaire, ni individualiste. Un homme de collectif, de transmission, de convivialité — qui a trouvé dans le Kung Fu non pas une façon de se distinguer des autres, mais une façon de les rejoindre.
Avec Hicham, vous n'êtes jamais seul sur le tatami. Vous faites partie d'une famille.
Hicham pratique et enseigne au sein de notre association depuis 2004. Ceinture Noire 3ème Dan — Multiple Champion de France — Praticien du Yi Quan — Responsable des entraînements des clubs de Mantes, Crespières et Orgeval.
Thomas CATTENOZ

Thomas CATTENOZ — Praticien et Enseignant des Arts Martiaux Internes
"La sincérité dans la pratique"
Complément
Thomas — Praticien et Enseignant des Arts Martiaux Internes
"La sincérité dans la pratique"
Il y a des chercheurs qui travaillent en laboratoire. Et il y a des chercheurs qui travaillent sur eux-mêmes. Thomas, lui, fait les deux — avec la même rigueur, la même exigence, et la même passion pour la vérité.
Technicien scientifique dans un laboratoire de recherche en agronomie, Thomas a transposé dans sa pratique martiale la méthode qui fait sa force au quotidien : observer, questionner, recommencer, affiner. Jusqu'à trouver le mouvement juste. Jusqu'à atteindre ce qu'il appelle, avec une précision toute scientifique, "la liberté par la rigueur".
Un chercheur qui a longtemps cherché sa voie
Le parcours de Thomas dans les arts martiaux est celui d'un homme qui n'a jamais accepté de s'arrêter à une réponse qui ne lui convenait pas pleinement.
Dans les années 90, il commence par le Karaté. Mais le combat ne l'attire pas. Il arrête. Il se tourne vers l'Aïkido. Là non plus, quelque chose ne résonne pas entièrement. Il explore le Tai Chi. Plus proche. Mais pas encore tout à fait là.
Thomas ne baisse pas les bras. Il cherche. Patiemment, méthodiquement — comme on affine une hypothèse dans un laboratoire.
2014 : la rencontre qui ouvre tout
En 2014, lors d'un stage, Thomas rencontre Véronique, puis Jean-Luc. La première impression est étrange, déconcertante même :
"Au début, je n'ai pas compris ce que je faisais."
Mais quelque chose l'accroche. Une intuition. Une promesse de profondeur. Il s'inscrit aux cours de Tai Chi et de Qi Gong — et c'est là que la recherche prend enfin tout son sens.
Ce qu'il trouve ici, ce n'est pas une technique de plus à ajouter à sa collection. C'est une approche radicalement différente du corps et du mouvement : la recherche de la vérité du geste, du mouvement efficace et correct. Pas le geste spectaculaire. Pas le geste impressionnant. Le geste juste.
La posture de l'arbre : quand le corps apprend à être présent
Parmi toutes les pratiques qu'il découvre, l'une d'elles le touche particulièrement : la posture de l'arbre — Zhan Zhuang — qu'il pratique en pleine nature chaque fois que possible.
Dans notre monde d'hyperconnexion et de dispersion mentale permanente, cette pratique méditative est pour Thomas bien plus qu'un exercice physique. C'est un art de la présence et des sensations — la capacité à habiter pleinement l'instant, à développer le travail de l'intention, à être là, vraiment, sans s'échapper dans les pensées.
"Ce que j'aime, c'est l'aspect méditatif. Développer le travail de l'intention et être présent dans l'instant."
Un antidote puissant, dit-il, à cette tendance très contemporaine de s'évader intellectuellement — de vivre dans sa tête plutôt que dans son corps. Quand il a remplacé Jean-Luc pour animer certains cours de Qi Gong, cette expérience l'a confirmé dans cette conviction : enseigner oblige à revenir à son corps, à se remettre en question sur ce que l'on croit avoir compris, et à retrouver une présence qui permet de traverser les situations inconnues avec calme et clarté.
Un parcours de reconnaissance qui s'approfondit
La progression de Thomas n'est pas que spirituelle — elle est aussi jalonnée de reconnaissances concrètes qui témoignent de son niveau d'engagement et d'expertise.
Titulaire d'un diplôme en Tai Ki Ken — cette discipline martiale interne d'origine japonaise transmise en France par Jean-Luc — Thomas est aujourd'hui l'un des rares pratiquants à maîtriser ce pont exigeant entre les traditions chinoises et japonaises.
Sa progression dans cette voie est remarquable : il se prépare actuellement à obtenir le titre de Renshi — une distinction de haut niveau qui témoigne non seulement d'une maîtrise technique avancée, mais d'une profondeur de compréhension et d'une qualité de présence que peu atteignent.
En parallèle, Thomas se distingue également dans la pratique du Ba Gua Zhang — l'art des huit trigrammes, l'une des disciplines les plus complexes et les plus sophistiquées des arts martiaux internes chinois. Parmi tous les élèves qui s'y essaient, Thomas figure parmi les meilleurs praticiens du club dans cette discipline aux mouvements circulaires et spiralés, qui demande autant d'intelligence corporelle que de persévérance.
Trois disciplines, trois exigences, un même fil conducteur : la sincérité dans la pratique.
Sa philosophie : la sincérité avant tout
Si Thomas devait résumer en une phrase toute sa vision des arts martiaux internes, ce serait celle-là :
"La sincérité dans la pratique."
Trois mots simples. Mais derrière eux, une exigence totale. Pas de triche avec soi-même. Pas de gestes approximatifs que l'on fait semblant de maîtriser. Pas de postures adoptées pour impressionner. La sincérité, c'est accepter de ne pas savoir — et continuer quand même, honnêtement, méthodiquement, patiemment.
C'est le scientifique qui parle. Et c'est le pratiquant qui incarne.
Des racines millénaires contre les effets de mode
Thomas porte un regard lucide et sans condescendance sur ce qui distingue nos disciplines :
"Nos pratiques sont ancrées dans des traditions plus que millénaires qui aident à mieux comprendre la santé du corps. La tradition est signe de longévité — contrairement à certaines disciplines plus à la mode qui ressemblent davantage à des effets de temps."
Ce n'est pas un jugement. C'est une observation de chercheur. Ce qui a traversé les siècles a prouvé sa valeur. Le Qi Gong, le Tai Ki Ken et le Ba Gua Zhang ne sont pas des tendances. Ils sont des patrimoines vivants.
L'esprit du club : bienveillance, rigueur et bonne humeur
Ce que Thomas aime ici, c'est une alchimie rare que peu de structures parviennent à créer : la bienveillance et la rigueur ne s'opposent pas — elles se nourrissent l'une l'autre.
Les valeurs qu'il associe au club — bienveillance, discipline, rigueur — pourraient sembler austères. Mais Thomas y ajoute immédiatement un mot qui change tout : bonne humeur. Parce que la rigueur sans joie n'est que contrainte. Et que la vraie discipline s'épanouit dans un environnement où l'on se sent bien.
Pour lui, les arts martiaux internes jouent un rôle social fondamental souvent sous-estimé : aider chaque individu à prendre sa place — dans le club, dans sa vie, dans la société. Pas en le transformant en combattant. En le rendant plus présent à lui-même.
"La liberté par la rigueur"
Thomas n'est pas venu ici pour fuir le monde. Il est venu pour mieux y vivre. Et ce qu'il a trouvé dans la pratique du Qi Gong, du Tai Ki Ken et du Ba Gua Zhang, c'est exactement ce qu'il cherchait dans ses années d'exploration : un chemin exigeant qui mène à la liberté.
Pas la liberté du relâchement. Celle, bien plus rare, de celui qui a appris à se maîtriser assez pour ne plus avoir peur de lui-même.
Avec Thomas, vous entrez dans un espace de pratique où la sincérité est la première des vertus — et où la bonne humeur fait partie de l'équipement.
Thomas pratique et enseigne au sein de notre association. 1er Duan de Qi Gong — Diplômé en Tai Ki Ken — Futur Renshi — Parmi les meilleurs praticiens du club en Ba Gua Zhang — Titulaire de l'Attestation Technique 1er Niveau — Praticien des Arts Martiaux Internes (Qi Gong, Tai Chi Chuan, Tai Ki Ken, Ba Gua Zhang, Posture de l'Arbre).
Patrick LEGROS

Patrick et Jean-Luc
Patrick LEGROS — Ceinture Noire 3ème Duan
"Le travail mène à la sagesse"
Complément
Patrick — Ceinture Noire 3ème Duan
"Le travail mène à la sagesse"
Il y a des rencontres qui changent une vie. Pour Patrick, ce fut un film. Nous sommes en 1971, il a 16 ans, et sur grand écran, Bruce Lee incarne dans Opération Dragon une puissance, une précision et une fluidité qui lui posent une question simple mais vertigineuse : "Et moi, où en suis-je physiquement ? Serais-je capable de cela ?"
Cette question ne le quittera plus.
Un parcours forgé dans la patience et la persévérance
Dans le Paris des années 70, les clubs de Kung Fu chinois sont rares, chers, presque inaccessibles. Patrick ne baisse pas les bras. Il intègre d'abord des clubs de kickboxing — plus répandus, inspirés par Chuck Norris — et s'y consacre pendant deux ans, posant sans le savoir les premières briques d'une fondation martiale qui allait s'enrichir pendant plus de cinquante ans.
Car Patrick l'a compris très tôt : le Kung Fu n'est pas une discipline. C'est une grande maison. À l'intérieur, on trouve la lutte chinoise Shuai Jiao, le Tai Chi, le Qi Gong, et bien d'autres arts aux racines vieilles de 1 200 ans avant J.-C. Une profondeur que nulle autre pratique ne peut revendiquer.
En 2000, il franchit une nouvelle porte : le style Shaolin et ses techniques des animaux mythiques de Chine, qu'il pratique pendant douze ans sous la direction de Jean-Yves Lamaille à Versailles. Quand ce club ferme en 2012, Patrick ne s'arrête pas. Il découvre l’école de Mantes, plus spécialisée dans le Kung Fu de corps à corps, combat et compétition — et y trouve un nouveau souffle.
2023 : la révélation d'un champion et d'un transmetteur
En 2023, Patrick représente l'équipe de France aux Championnats d'Europe et décroche la 2ème place. Un résultat qui aurait pu n'être qu'une médaille de plus. Il en fut bien davantage : le signal que quelque chose en lui avait mûri, une envie profonde de transmettre ce qu'il avait mis une vie à construire.
Il passe alors ses certifications auprès de la fédération et obtient son CQP Moniteur Arts Martiaux. Patrick n'est plus seulement un pratiquant d'élite. Il est désormais un enseignant reconnu.
Enseigner à une génération pressée — le vrai défi
Patrick ne se fait pas d'illusions sur l'époque. Il observe avec lucidité une génération habituée aux résultats immédiats, au court-termisme, à une vision parfois erronée de la réussite. Face à des arts ancestraux qui demandent du temps, de la répétition, de l'humilité — comment faire le pont ?
C'est précisément là que réside sa force. Ayant lui-même pratiqué plusieurs disciplines, Patrick sait mieux que quiconque que sans fondements solides, sans racines profondes, on ne peut aller nulle part. Son enseignement repose sur cette conviction : on ne construit pas sur du sable.
Là où le MMA séduit par son côté spectaculaire et composite, Patrick rappelle que le Kung Fu, lui, est une école de vie entière — une philosophie du corps et de l'esprit que l'on ne résume pas en quelques techniques ponctuelles.
La fierté de transmettre, ici et maintenant
Ce qui rend Patrick particulièrement attachant, c'est cette fierté simple et sincère qu'il exprime lorsqu'il parle de notre association. Dans son club précédent, pendant des années, on ne lui a jamais demandé d'évoluer. Ici, au bout de trois ans à peine, on lui a fait confiance pour faire grandir le club.
"C'est une reconnaissance de ma capacité à évoluer, à enseigner et à transmettre", dit-il. Et c'est peut-être cela, la plus belle médaille.
Son rêve pour demain ? Former davantage. Faire venir de grands maîtres chinois. Aller dans les écoles pour montrer aux enfants que le Kung Fu offre un enseignement bien plus riche que ce qu'ils imaginent — pour leur corps, leur mental, leur rapport au monde.
Pourquoi pratiquer avec Patrick ?
"Viens comme tu es pour essayer. On a besoin de gens comme toi qui hésitent."
Derrière cette invitation directe et chaleureuse se cache une vérité profonde : Patrick sait que le doute est souvent le premier pas vers la transformation. Il travaille avec ses élèves à la fois leur santé et leur martial — leur capacité physique autant que leur analyse, leur rapidité, leur endurance et leur sens du combat.
Avec Patrick, vous n'apprenez pas seulement à vous défendre. Vous apprenez à vous connaître.
Patrick enseigne au sein de notre association depuis 2019. Ceinture Noire 3ème Duan, Vice-Champion d'Europe 2023, titulaire du CQP Moniteur Arts Martiaux.
Isabelle LAGRANGE
Isabelle LAGRANGE - Portrait à venir
Grégory BURGEL

Grégory BURGEL — Pratiquant de Tai Ki Ken/Yi Quan
"Less is more"
Complément
Grégory —Pratiquant de Tai Ki Ken/Yi Quan
"Less is more"
Il y a des destins martiaux qui se construisent dans l'ombre d'une mère qui a été pratiquante, d'un tatami japonais, ou d'un maître rencontré au bout du monde. Le destin de Grégory, lui, est tout cela à la fois — et bien plus encore.
À 50 ans, Directeur de la Sécurité, Grégory incarne cette rare figure de l'homme de terrain qui n'a jamais dissocié l'exigence professionnelle de la discipline martiale. Pour lui, les deux ne font qu'un.
Une vocation héritée, une vie consacrée
C'est sa mère, elle-même ayant été pratiquante, qui lui ouvre les premières portes des arts martiaux. A l’âge de 14 ans, le Karaté s'impose naturellement — et Grégory s'y consacre avec une intensité rare. Au point de franchir le pas que peu osent : partir quatre ans au Japon pour s'immerger totalement à la source. Là-bas, il se forme auprès de deux maîtres qui marqueront sa vision pour toujours : Kanmei Uechi et Isamu Taketomi. Deux noms, deux philosophies, une empreinte indélébile.
Il en revient avec quelque chose que les années de salle ne donnent pas : une compréhension viscérale de ce que signifie vraiment s'engager dans une voie martiale. Aujourd'hui, après 35 ans de pratique, Grégory est 6ème Dan de Karaté — un titre qui parle de lui-même.
La rencontre avec le Tai Ki Ken : quand une discipline ne suffit plus
Mais Grégory est de ceux qui savent que l'excellence dans une discipline n'est jamais une destination finale. Elle est un point de départ.
"Une discipline seule ne suffira jamais. Il faut aller chercher ailleurs."
C'est cette conviction qui le conduit vers le Tai Ki Ken et le Yi Quan — deux pratiques radicales dans leur approche du corps, fondées non pas sur la technique mais sur les principes. Une différence fondamentale que Grégory décrit avec précision : là où le Karaté forge la forme et l'exécution, le Tai Ki Ken travaille la spontanéité, le sens des appuis, et la conscience des 6 forces (haut, bas, avant, arrière, gauche, droite). Une approche qui libère autant qu'elle structure.
Avant même de le rencontrer, Grégory avait entendu parler au Japon d'un Français qui avait été l'élève du fondateur du Tai Ki Ken, le légendaire Kenichi Sawai. Ce Français, c'était Jean-Luc Lesueur — notre Maître, fondateur de l’association. En 2006, Grégory fait son premier stage avec lui. La rencontre est décisive. JL est, selon Grégory, "le plus crédible" — car sa recherche a toujours été celle de l'efficacité du geste/du mouvement.
Douze ans plus tard, en 2018, Grégory rejoint officiellement notre association. Et il n'en est plus reparti.
Renshi : pas un grade mais un 1er niveau de compréhension de la pratique
En Tai Ki Ken, Grégory détient le titre de Renshi décerné par JL Lesueur— un premier niveau de compréhension qui n'a rien à voir avec la notion occidentale de grade. Une distinction qui dit tout sur la manière d'envisager les arts martiaux de Jean Luc Lesueur non pas comme une accumulation de ceintures, mais comme une transformation intérieure continue.
Cette philosophie irrigue directement sa vision de notre club. Ce qui le rend fier ici, c'est précisément l'absence d’échéance comme pour les grades. Là où l’enseignement des arts martiaux en France impose une homogénéité du groupe, notre association fait le pari inverse : chaque pratiquant progresse à son propre rythme, en cherchant à se nourrir plutôt qu'à obtenir.
"L'objectif n'est pas la ceinture. C'est la progression individuelle de chacun."
Une famille, pas un club
Ce qui retient Grégory ici, au-delà de la qualité de l'enseignement, c'est quelque chose de plus difficile à nommer — et pourtant immédiatement perceptible dès qu'on pousse la porte.
"On retrouve le sens de la famille. Un accompagnement sans complaisance, mais profondément bienveillant."
Des personnes de tous horizons, y compris celles qui traversent des difficultés relationnelles, y trouvent leur place. La diversité des pratiquants n'est pas un hasard — c'est le reflet d'une philosophie d'accueil. Chacun vient avec son histoire, ses fragilités, ses forces. Et chacun repart avec un peu plus de confiance en lui.
Pour Grégory, la confiance individuelle nourrie par le collectif est l'une des plus belles contributions que les arts martiaux peuvent offrir à la société.
La vision : ouvrir les portes aux plus grands
Si Grégory avait un projet à porter pour l'avenir du club, il serait à la hauteur de son parcours : inviter des experts — des pratiquants d'exception tel que Amano Satoshi (Frère d’arme de JL Lesueur au Japon) ou les frères Yao — pour nous confronter et nous montrer d'autres facettes de nos disciplines, issues de filiations différentes mais d'une même profondeur.
"Montrer d'autres experts, d'autres visages de notre art. Pour mieux le comprendre, ensemble."
Une vision d'ouverture et d'humilité qui résume bien ce que Grégory représente dans notre association : un homme qui continue d'apprendre, et qui sait que la richesse d'un art martial se mesure à sa capacité à rester vivant, divers et transmissible.
"Less is more"
Cette citation que Grégory choisit pour résumer sa relation au club dit tout. Dans un monde qui court après le toujours plus — plus de techniques, plus de grades, plus de vitesse — Grégory incarne le chemin inverse : celui de l'essentiel, du fondement, de la profondeur.
Avec lui, vous n'apprenez pas à en faire plus. Vous apprenez à faire mieux.
Grégory pratique au sein de notre association depuis 2018. Renshi de Tai Ki Ken — 6ème Dan de Karaté élève des Maîtres Kanmei Uechi et Isamu Taketomi.
Jean DAUBRIAC

Jean DAUBRIAC — Professeur d’ EPS & Professeur de Karaté -En reconversion vers l'ostéopathie
"Il fait soigner le corps pour que l'âme s'y plaise"
— Saint François de Sales
Complément
Jean — Professeur d’ EPS & Professeur de Karaté -En reconversion vers l'ostéopathie
"Il fait soigner le corps pour que l'âme s'y plaise"
— Saint François de Sales
Il y a des enfants agités que l'on cherche à calmer. Et puis il y a ceux qui trouvent, très tôt, le canal par lequel toute cette énergie va pouvoir se transformer en quelque chose de grand. Jean est de ceux-là.
À 41 ans, professeur d'EPS en collège et lycée, instructeur fédéral de Karaté depuis 2008, et aujourd'hui en reconversion vers l'ostéopathie, Jean incarne une vision rare et cohérente : celle d'un homme qui a fait du corps humain son territoire d'exploration — sur le tatami, dans la salle de classe, et bientôt dans le cabinet de soins.
Le livre, le film, et l'envie de tout comprendre
À 9 ans, Jean est un garçon qui a besoin de bouger, de se canaliser. Son père possède un livre sur le Karaté signé d’Henri Plée — le pionnier du Karaté en France. Jean le lit, le relit. Il est à la fois attiré par le côté direct de la bagarre et fasciné par quelque chose de plus profond : ce mystère de l’Extrême-Orient, ce côté mystique que Bruce Lee incarne si puissamment sur les écrans de cinéma.
Il s'inscrit au Karaté. À 15 ans, il obtient la ceinture marron. Puis la vie l'emporte ailleurs pendant cinq ans. Pause forcée, raisons personnelles.
À 21 ans, il revient dans le même club, à Vernouillet. Et c'est là que tout bascule vraiment.
La rencontre fondatrice : Alain Lereculey
Le fondateur du club, Alain Lereculey, le prend sous son aile. Une amitié naît. Une confiance s'installe. Un an plus tard, en 2008, Jean obtient sa ceinture noire 1er Dan passe son diplôme d'instructeur fédéral et devient enseignant semi-professionnel bénévole — dix ans d'enseignement du Karaté à tous les publics, de 4 à 77 ans. Dix ans à apprendre ce que les salles ne vous apprennent pas : la patience, l'adaptation, l'art de transmettre à quelqu'un qui ne vous ressemble pas. Il obtient son DEJEPS en 2013.
Ce parcours forge en lui une conviction profonde : un bon praticien ne fait pas forcément un bon professeur. Un bon professeur, lui, se construit dans la diversité des élèves.
La révélation des arts martiaux internes
En 2019, Jean prend un nouveau tournant. Il s'ouvre aux arts martiaux internes — le Tai Chi, le Yi Quan, le Bagua Zhang, le Ki Gong. En 2020, il rencontre d’abord Pierre Portocarrero, Jean Smith puis Guy Sauvin, qui commencent à lui parler de principes internes, d'une approche du corps radicalement différente de ce qu'il connaît.
Quelque chose s'illumine. Le Karaté lui a donné la forme. Les arts internes vont lui donner le fond.
Puis vient 2025, année lors de laquelle il participe à un stage intensif de 5 jours en Italie animé par Jean-Luc Lesueur — notre Maître fondateur. En quelques jours, Jean découvre un enseignement qui traverse toutes les disciplines — Yi Quan, Tai Ki Ken, Ki Gong, Bagua Zhang — pour en extraire des principes transversaux universels. Une pédagogie ouverte, des ponts entre les arts, une architecture corporelle subtile faite de mouvements fins et de postures souples.
"Ce que j'aime chez Jean-Luc, c'est son incroyable capacité à faire le lien entre toutes ces disciplines. C'est très complémentaire au Karaté."
Il s'inscrit l’année suivante au club de Mantes. La boucle est bouclée.
Sa philosophie : revenir à l'essentiel
Si Jean devait résumer en une phrase sa vision martiale, ce serait celle-ci :
"Revenir à une simplicité et une logique d'utilisation du corps en harmonie avec la nature."
Derrière cette phrase sobre se cache une pensée profonde. Jean ne cherche pas la complexité pour impressionner. Il cherche la justesse — ce point où le corps cesse de lutter contre lui-même et commence à fonctionner comme il a été conçu pour fonctionner. Un idéal qu'il poursuit autant sur le tatami qu'en salle de classe, et demain sur sa table d'ostéopathe.
Les arts martiaux comme levier éducatif et social
Jean est enseignant. Il voit chaque jour ce que la société demande aux jeunes — et ce qu'elle ne leur donne pas toujours. Dans ce contexte, il place les arts martiaux là où peu osent les mettre : au cœur du projet éducatif.
"C'est un levier éducatif et social très puissant, porteur de valeurs fondamentales : respect de l’autre, de la hiérarchie, le dépassement de soi. Par l'éducation du corps, on éduque l'esprit, et on éduque le comportement social."
Il le sait aussi d'expérience personnelle. Lui-même est passé d'un adolescent asthénique, peu à l'aise dans sa peau, à quelqu'un qui a trouvé dans les arts martiaux une motivation, un cercle vertueux de progression et d'épanouissement. Ce qu'il a vécu, il veut le transmettre.
Et le défi qu'il identifie pour les générations à venir résonne comme un appel : dans un monde qui peine à éduquer l'humain, l'art martial peut aider chaque homme et chaque femme à trouver sa place.
"Les arts martiaux sont une voie ( le Tao). Notre rôle, c'est de tirer vers le haut et de transmettre."
L'esprit du club vu par Jean
Ce qui retient Jean ici, c'est cet esprit de famille où chaque pratiquant peut s'exprimer et évoluer à son propre rythme — avec une exigence de progression bienveillante.
Les valeurs qu'il associe au club sont claires : l'éducation du corps et de l'esprit, l'humanisme, le partage, la passion, et l'envie perpétuelle de progresser. Des mots qui ne sont pas des slogans ici. Ce sont des pratiques quotidiennes.
Pour l'avenir, Jean rêve d'un club qui grandit avec de nouveaux professeurs, des stages avec des experts de renom, des adhérents davantage impliqués dans la vie collective. Un club vivant, en mouvement — comme les disciplines qu'il enseigne.
"Jamais rien n'est acquis — on peut toujours progresser"
Cette phrase résume tout Jean. Pas de confort. Pas de paliers définitifs. Juste la route, la curiosité, et l'humilité de celui qui sait que la perfection n'est pas une destination mais un horizon qui recule à mesure qu'on avance — et que c'est précisément pour cela qu'on continue.
Avec Jean, vous ne rejoignez pas seulement un cours d'arts martiaux. Vous entrez dans une école de vie.
Jean enseigne au sein de notre association depuis 2025. Instructeur Fédéral de Karaté depuis 2008, diplômé BEES 1er degré FFKDA, DEJEPS mention « perfectionnement sportif » — Praticien des Arts Martiaux Internes (Tai Chi, Yi Quan, Bagua Zhang, Qii Gong) —.
